Evénement incontournable sur l’alimentation dans le monde, la 13e édition du festival ALIMENTERRE se tiendra partout en France et dans 12 pays du 15 octobre au 30 novembre 2019. Alors que de plus en plus de citoyens prennent conscience des dérives du système alimentaire mondialisé, le festival part à la rencontre de ceux qui s’engagent pour une alimentation durable et solidaire ici et dans le monde : citoyens, élus, agriculteurs, entrepreneurs, militants associatifs, enseignants etc. Plus de 70 000 personnes sont sensibilisées et amenées à s’interroger sur leur responsabilité en tant que citoyen.

Alors que de plus en plus de citoyens prennent conscience des dérives du système alimentaire de plus en plus mondialisé, de nombreux constats résonnent cette année encore : famines, déclin alarmant de la biodiversité, engagements sur le climat qui reculent, scandales sanitaires, agriculteurs et éleveurs en difficulté, concentration du secteur agro-alimentaire et tentation du repli sur soi. Pourtant, des initiatives en faveur des systèmes agricoles et alimentaires durables et solidaires foisonnent ici et ailleurs.

En décembre dernier, la déclaration des Nations unies pour le droit des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales a été adoptée. La société civile française et européenne s’organise notamment pour une autre Politique agricole commune. Les batailles du consommer local ont lieu en Afrique de l’Ouest, en témoigne l’ouvrage publié par le CFSI (Comité Français pour la Solidarité Internationale) en partenariat avec le Roppa et le programme Jafowa (promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest). Les acteurs de la filière lait en Afrique de l’Ouest se mobilisent autour de la campagne « Mon lait est local », relayée en Europe autour du slogan « N’exportons pas nos problèmes » pour dénoncer la surproduction de lait en Europe et ses conséquences néfastes pour les éleveurs ouest-africains et européens.

En France, de nombreuses initiatives contribuent à la relocalisation de l’alimentation et sont notamment recensées au sein d’un observatoire animé par Resolis. Depuis la loi d’avenir sur l’agriculture en 2014, des projets alimentaires territoriaux portés par des collectivités territoriales et la société civile se multiplient. Si une pluralité d’acteurs y participe, les associations de solidarité internationale ne sont pas ou peu représentées.

L’enseignement agricole accompagne «la transition vers de nouveaux systèmes de production plus durables » avec le plan « Enseigner à produire autrement ». La coopération internationale faisant partie de ses missions, l’enseignement agricole est impliqué dans ALIMENTERRE depuis ses débuts en 2000 avec 15000 futurs professionnels agricoles sensibilisés chaque année.

En prenant conscience de l’interdépendance et la similitude des enjeux agricoles et alimentaires, les acteurs des systèmes alimentaires peuvent contribuer ou ne pas nuire au droit à l’alimentation ici et ailleurs.

Autour d’une sélection de 8 films documentaires, la programmation 2019 offre un autre regard sur le monde autour de nombreux débats : Quelle place pour les femmes dans l’agriculture ici et là-bas ? La mobilisation citoyenne, levier pour faire avancer le droit à l’alimentation ? Que se cache-t-il derrière les produits de consommation comme le quinoa et le chocolat ? La pêche artisanale peut-elle nourrir la planète ? Un élevage durable et respectueux des éleveurs et des animaux est-il vraiment possible ? La restauration collective, levier pour faire avancer le consommer local ? Quelles politiques agricoles et commerciales pour permettre aux agriculteurs de France et d’ailleurs de vivre dignement ?

Pour construire un monde plus juste et durable pour tous, le réseau ALIMENTERRE s’inscrit également dans une démarche plus large de mobilisation citoyenne en faveur d’une transition solidaire, comme le Festival des Solidarités, le festival Migrant’scène ou la Fête des Possibles.          

Pour voir les bandes-annonce, connaître les dates et lieux de projection : alimenterre.org

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