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collaboration multi-acteurs des secteurs de l’agroalimentaire et des technologies: quels enjeux pour un écosystème fort et durable». Tel est le thème débattu ce mercredi à Dakar


Collaboration multi-acteurs des secteurs de l’agroalimentaire et des technologies: quels enjeux pour un écosystème fort et durable». Tel est le thème débattu ce mercredi à Dakar et qui a regroupé des acteurs de l’agroalimentaire. L’objectif est de mieux comprendre les défis liés au développement du secteur en Afrique et les enjeux liés à l’adoption d’une collaboration multi-acteurs des secteurs agroalimentaires et technologiques.

Le secteur agroalimentaire étant l’un des secteurs clef à fort potentiel de croissance et de développement économique du continent africain mérite plus de considération. Ce que Salimata Wade, directrice de la compagnie du manger local, a bien compris en déclarant que ce secteur qui est en pleine ébullition, est assez dynamique avec un essor fulgurant des nouveaux transformateurs et encore mieux transformatrices, de petites et moyennes entreprises et industries qui visent le marché intérieur, présente de nombreuses opportunités mais aussi des défis à relever. « Les défis commerciaux sont les plus immenses à cause de la concurrence déloyale, des produits importés. Il faudra pour nos entreprises de transformation agroalimentaires, conquérir des marchés émergents propulsés par les plateformes de commerce électronique et l’augmentation du niveau de connectivité des populations »a-t-elle indiqué.

Et de poursuivre : « Il leur faut surtout consolider le marché intérieur en prenant en compte les nouvelles exigences des consommateurs en matière de sécurité sanitaire et qualité nutritionnelle, par l’adoption de packaging attrayants et des prix compétitifs afin de proposer sur le marché des produits à haute valeur ajoutée ». Comme le renforcement de la visibilité des produits locaux reste également une préoccupation toujours d’actualité, les producteurs d’expliquer que les coûts élevés de la publicité et du marketing, le manque de formation et de sensibilisation des acteurs du secteur sur les opportunités qu’offre les nouvelles technologies de l’information et de la communication connaissent, en partie, une certaine léthargie en matière d’investissement dans la promotion des produits agroalimentaires issus de l’agriculture locale.

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Pour la Directrice générale de l’entreprise « Soreetul », Awa Caba, la question de la capacité des producteurs et transformateurs à adopter de nouvelles technologies pour augmenter la productivité et le degré de transformation des produits agricoles doit faire l’objet de réflexion. « Cependant, face aux produits agroalimentaires importés on se rend compte qu’il y’a encore du chemin à faire. Il est donc nécessaire de se focaliser davantage sur l’amélioration du système de recherche, de production, de diffusion des technologies et nouvelles pratiques agricoles améliorées, tout en facilitant aux acteurs l’accès à ces technologies particulièrement les non-alphabétisés et les femmes transformatrices », dit-elle. À en croire à ces acteurs, le secteur de l’agroalimentaire fait appel à plus de recherche et d’innovation pour être compétitif au moment où l’accès aux financements pose problème.

 Source:LACTUACHO

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