Comme chaque année, des pays africains seront présents au Salon international de l’agriculture de Paris qui se tiendra à partir du 23 février. Chacun essayant de présenter ces productions les plus emblématiques. Les couleurs de chaque pays seront incarnées à la fois par le secteur public et le secteur privé. Le cas de la Tunisie, de la Côte d’Ivoire et du Sénégal.

Présentation des produits sénégalais, aussi bien de consommation intérieure comme le fonio, le mil, le sorgho et le riz, que des produits dont une grande partie est exportée, comme l’arachide. Cette culture est aussi une façon de vivre au Sénégal. 

L’Institut sénégalais de recherches agricoles veille à assurer la continuité d’une bonne production, selon El Hadji Traoré, directeur scientifique à l’Institut. « Au Sénégal on dit que quand l’arachide va, tout va bien. Ces dernières années, il y a eu beaucoup de problèmes liés au changement climatique. Donc nous, nous devons travailler pour trouver des variétés d’arachides adaptées aux conditions agro-écologiques, c’est-à-dire qui puissent boucler le cycle quelle que soit la pluviométrie. Ainsi nous avons mis en place des variétés de cycle extra-court – 75 à 80 jours –, des variétés de cycle moyen – 90 à 100 jours – et des variétés de cycle long – jusqu’à 120 jours –. L’arachide, c’est une plante au Sénégal où tout est utilisé. » 

Le marché de l’arachide est aujourd’hui libre au Sénégal, mais chaque année, l’Etat et les opérateurs du secteur fixent un prix minimum et lorsque les cours mondiaux sont très bas, l’Etat sénégalais subventionne la filière, pour que les producteurs ne puissent pas vendre à perte. 

Sortir d’un marché confidentiel pour les produits transformés en Côte d’Ivoire 

Sur le stand de la Côte d’Ivoire, on y attend une vitrine bien exposée, celle de la Coopérative de la boutique paysanne. C’est un espace de promotion, de vulgarisation, de conseil et de distribution des produits agricoles issus de la transformation locale. 

Des produits qui visent un marché international, selon Flore Kouassi Lago, présidente du Conseil d’administration de cette coopérative. « Nous nous sommes mis en coopérative pour attaquer les marchés internationaux. Après, il faut assurer l’approvisionnement. Seul, vous n’y arrivez pas, mais quand vous êtes 2, 3 transformateurs du même produit, vous êtes capables de faire un container. C’est le principe de la boutique paysanne. D’où notre présence à Paris en fait et puis, vous voyez, la clientèle, ce ne sont pas que des noirs, ce sont des blancs, ce sont des Européens, tout le monde apprécie ces produits locaux quoi. » 


 

 

 

Commentaires : 0

Laisser un commentaire

Articles similaires

Nos partenaires