Le Projet de bassins de rétention et de valorisation des forages a pris fin après 6 ans d’exécution. Il a permis aux populations des zones d’intervention de bénéficier de 10 millions de m3 d’eau. La gestion inclusive des ouvrages hydro-agricoles à été la principale recommandation de l’atelier de capitalisation du Projet de bassins de rétention et de valorisation des forages (Barvafor). Lequel a pris fin après 6 années d’exécution dans le bassin arachidier. Il a permis aux populations des zones d’intervention de bénéficier de 10 millions de m3 d’eau mobilisables. Ce projet, cofinancé par l’Etat du Sénégal et le royaume de Belgique, a, aujourd’hui, à son actif 27 ouvrages hydro-agricoles dans 20 communes. Ces dernier permettent d’augmenter la production agro-sylvo-pastorale des populations bénéficiaires des zones d’intervention à travers la disponibilité et l’accès durable à l’eau productive. Une enveloppe de plus de 11 millions d’euros en investissements a été injectée dans ce sens pour renforcer la productivité dans les zones rurales de Diourbel, Fatick, Kaffrine, Kaolack et Thiès. Une note de satisfaction affichée par les intervenants, lors des discussions qui ont suivi les présentations du coordonnateur du projet, Aly Sané Niang et du coresponsable belge, Nicolas Vidmer, sur les réalisations, impacts et autres expériences réussies tout au long du processus. Lequel a abouti, comme l’a indiqué, M. Niang, « à la réalisation de digues de retenue d’eau et digues anti-sel, au rééquipement de forages et la régénération de mangroves ». Gouvernance transparente Pour Aly Sané Niang, le projet « permet, aujourd’hui, de mobiliser 10 millions de m3 d’eau sur plus de 2000 ha de terres aménageables pour les cultures de contre saison, riziculture ou maraîchage ». Au bout du compte, a soutenu le conseiller technique du ministre de l’Agriculture, Mamadou Diallo, qui a présidé la rencontre, « ce sont des résultats positifs que les uns et les autres ont su valider en même temps que les éléments de capitalisation du projet après 6 années d’exécution tout en mettant à la disposition des communautés bénéficiaires un important potentiel de valorisation agricole qui vient contribuer à l’atteinte des objectifs du gouvernement du Sénégal en matière d’agriculture et de l’équipement rural ». Maintenant, il est question de se projeter vers l’avenir avec la fin du projet. Car il faut convenir, d’après Nicolas Vidmer, « que la réalisation d’ouvrages hydro-agricoles, tels que les digues de retenues, modifie, d’une manière fondamentale, les usages de la vallée ou du bas-fond en remettant en cause les équilibres fonciers, sociaux et économiques du terroir ainsi modifié ». D’ailleurs, pour éviter ou réduire les risques de conflits, tant fonciers qu’entre usagers de l’eau rendue disponible par l’ouvrage, une gouvernance démocratique et transparente doit être mise en place dans le but d’anticiper et régler les divers sujets de désaccords. L’expérience montre qu’une gouvernance inclusive en tant que modalité d’exploitation, de gestion, d’entretien et de maintenance des ouvrages est impérative pour un usage durable de l’aménagement agricole ». Le directeur des Basins de rétentions et Lacs artificiels, Youssouf Lô, a magnifié ce pas de géant accompli par le projet qui devrait permettre de lutter contre la pauvreté et l’exode en milieu rural.
Source: Le soleil

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