Profil: Babacar Ngom fondateur du Groupe SEDIMA


Autant d’humilité dans les propos de Mr Babacar Ngom Fondateur et CEO du Groupe SEDIMA, concernant l’histoire de son entreprise. Mais à jeter un coup d’œil sur le budget initial du promoteur, on comprend qu’il lui a fallu remuer ciel et terre, se serrer la ceinture, et persévérer pour faire aujourd’hui de SEDIMA, un leader du secteur avicole en Afrique de L’Ouest.

SEDIMA est né depuis 1988 comme GIE (Groupement d’intérêt économique). Il a évolué avec le temps pour devenir une SARL en 1992, puis une Société Anonyme (SA) avec un capital de 500 millions en 1997, qui a régulièrement augmenté dans les années 2000 à 2003. Aujourd’hui, on est passé à 2 milliards de capital en SA avec un conseil d’administration.

« J’ai commencé avec 120 poussins et un budget de 60 000 FCFA… »

 «… A l’époque, le poussin coûtait 90 francs l’unité et les 120 poussins ont coûté presque 10 000 francs. L’aliment de volaille coûtait 3 000 francs le sac. Il y avait 3 abreuvoirs et 2 mangeoires qu’on avait achetés sur la route de Rufisque. Le tout tenait dans une chambre de 4 m sur 4 dans une maison de mon père en construction. C’est là que j’ai démarré mon premier lot…», se souvient-il.

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Quand on lui demande ce qui l’a le plus marqué depuis le début, il s’arrête, fixe le plafond, regarde atour et raconte que beaucoup d’aspects ont été décisifs dans son succès. Après un parcours de quarante ans riche en passion Mr Ngom exprime souvent sa satisfaction même s’il a dû faire face à des moments très difficiles « ça n’a pas toujours été facile mais c’était l’envie qui me motivait, j’aimais bien le métier…» nous dit-il.

Mr Babacar Ngom était destiné à une carrière d’ingénieur, selon les souhaits de son père, qui s’occupa de toutes les démarches et modalités nécessaires, pour l’inscrire à l’E.S.P en France, où il devait vivre à l’internat. Nous sommes en 1976, l’année d’obtention de son BEP Mécanique au Lycée Technique André Pétavin de Saint-Louis du Sénégal.

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Cependant, contre toute attente et à quelques mois de son départ, Mr Ngom renonce à ce qui était considéré comme une opportunité pour lui et une fierté pour ses parents, d’aller poursuivre ses études supérieures à l’étranger. Il expliquera plus tard son choix, par le coup du destin et le besoin d’indépendance qui l’avait toujours animé.

Malgré quelques incompréhensions de la part de ses parents, il parvient à les convaincre qu’il voulait rester dans son pays et se mettre à son compte. Nul ne peut échapper à son destin, dit-on souvent, Mr Babacar Ngom en est la preuve. Sinon, comment comprendre qu’un nouveau bachelier crache sur un voyage à l’étranger, mette une croix sur des études supérieures, pour se lancer dans une hypothétique activité d’aviculture ? Pourtant du rêve à la réalité, rien ne semblait pouvoir le retenir.

«J’avais commencé dans l’activité avicole en 1976, quand je devais aller continuer mes études en France. Mais, j’ai convaincu mes parents de ne plus y aller, de rester sur place, faire quelque chose. Mais, je n’avais pas encore l’idée de l’aviculture. Je voulais uniquement, m’installer à mon compte et travailler pour moi-même, sans prétention», dit-il.

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Pour ceux qui découvrent l’homme d’affaires, Mr Babacar Ngom est aussi un passionné d’agriculture, exploitant pas moins de 3 hectares de pommes de terre, de tomates et d’oignons… Selon lui, produire ce que nous mangeons est un acte de souveraineté et de civisme. Ethique, honnêteté et rigueur dans le travail, autant de valeurs auxquelles Mr Ngom tient beaucoup.Voilà l’histoire d’un patriarche entouré de toute la famille SEDIMA, l’histoire d’un rêve d’être indépendant…

 

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