Pour une population totale de 15,8 millions d'habitants dont 40 à 60% sont actives dans l'agriculture, lSénégal n'a délivré que 152 000 titres fonciers, soit 1% de la population, a souligné lundi l'expert foncier  Kader Fanta Ngom lors d'un atelier sur "La transition agro-écologique et les enjeux de la gestion forestière" qui s'est tenu dans le Sine-Saloum. 

 

"Cette situation fait que dans notre pays la majorité des terres sont dans le domaine national [et] gérées par les collectivités locales", a expliqué l'expert foncier, souligne l'APS. Il a invité les maires à se doter d'instruments scientifiques de gestion de leur terre.

Kader Fanta Ngom entrevoit une recrudescence des conflits fonciers car 60% des terres arables recensées dans le monde sont en Afrique  et on observe une "tendance des pays développés à utiliser ce continent comme terre d'accueil de leurs projets agricoles". Ceci d'autant plus qu'il y a en Afrique "la présence d'une main d'œuvre bon marché et favorisant l'externalisation de leur société".

Ceci dit, l'investissement étranger dans le foncier au Sénégal n'a pas toujorus l'effet escompté car il y a un décalage de valeur entre le Sénégal et le reste du monde. Pour les Sénégalais, le foncier a une valeur socio-économique supérieure à sa valeur économique. Alors que, au niveau mondial, des banques investissent dans le foncier dans une pure logique économique, estimant d'ailleurs, actuellement, que cecei est plus rentable que l'investissement financier. 

Ceci explique que certaines grandes sociétés ont acquis des terres au Sénégal en respectant toutes les procédures édictées mais n'arrivent pas les exploiter, souligne l'expert : elles ont négligé cet aspect au départ de leur projet.

 

 

commodafrica

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