Les acteurs du projet pilote pour une aviculture villageoise améliorée dans le Bassin arachidier ont fait, à Dakar, l’objet d’une évaluation globale des activités menées après un an d’activités ANCAR-BAS/ISRA. 
 
Le projet aviculture villageoise améliorée, implanté dans le bassin arachidier a été passé au peigne fin, lundi 28 janvier, au pôle de recherches de Hann de l’Institut sénégalais de recherches agricoles. Occasion saisie par les acteurs (chef de projet, coordonnateur, équipe de projet, acteurs institutionnels, bailleurs de fonds, expertise technique versus capacité à manager, bénéficiaires…) d’échanger et lever les potentielles contraintes à la réussite dudit projet de trois ans lancé en 2018.
 
Le projet dénommé «Etablissement de village pilote agricole pour améliorer les revenus des producteurs dans le bassin arachidier», de trois villages (Mbar Bawane, Mbousso et Kébé Mbawane), touche entre autres secteurs: l’aviculture par l’amélioration de la production de la volaille locale; l’agriculture familiale par le renforcement des bonnes pratiques agricole et le maraichage par les bonnes techniques de compostage, de récolte et post-récolte afin d’y améliorer de 30 à 50% la production.
 
Au cours de ces travaux d’échanges, il a été identifié et formulé comme recommandations plus d’implication des bénéficiaires dans les orientations stratégiques, plus d’engagements de la part des profitables dans la mise en œuvre du projet, plus de mesures de sécurisation en termes de qualité du matériel de construction en prenant compte de la spécificité de chaque localité entre autres facteurs pouvant compromettre la réussite dudit projet et plus de pragmatisme dans la livraison du matériel (semences). «D’un coût global chiffré à 150000 dollars pour 3 ans, soit un peu plus de 97000 000 de francs CFA, l’objectif du projet est d’aider les paysans par le transfert de technologie à améliorer leur production afin de rehausser leurs revenus pour leur permettre d’avoir une meilleure qualité de vie», a dit le docteur Kim Jin Bae.
 
Le directeur scientifique de l’Institut Sénégalais de recherches agricoles (Isra), El Hadji Traoré, à d’emblée rappeler l’historique du projet pour préciser que le choix n’est pas fortuit. Et sous ce, il dira: «Nous avons en amont mené des enquêtes de terrain pour connaitre le niveau de pauvreté et les besoins alimentaires pour réduire sensiblement la pauvreté dans ces localités. C’est à la suite de ces enquêtes que nous avons estimé devoir mettre à leur disposition un ensemble de technologies en matière de sélection de bonne semences, de stockage, de production massive de volaille locale, d’amélioration de la fertilité des sols entre autres». Et pour ce faire, «il faut des infrastructures de qualité pour le maraichage, l’aviculture, et l’élevage…».
 
A ces mesures d’accompagnement pour l’autonomisation financière des paysans, «figure en bonne place l’électricité solaire pour électrifier les poulaillers des bénéficiaires du projet avicole…». Enfin Aliou Kébé, président du Groupement d’intérêt économique (Gie) Takou Ligueye de Kébé Mboudaye dira: «Nous sommes optimistes quant à l’avenir du projet. Nous espérons y arriver d’ici la fin de la phase pilote du projet. Ce qui permettra à chacun de nous de pouvoir conduire son propre projet pour son bien-être…».

 

 

 

 

SUD QUOTIDIEN

 

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