Aujourd’hui, Le Coq Chante va promener son micro dans les allées et les stands du premier Salon de l’Elevage du Burkina Faso, qui a eu lieu du 29 novembre au 1er décembre 2018, à Ouagadougou. Là-bas, les techniciens disent tout simplement le SABEL 2018.

Il nous faut, avant tout propos, situer la place et les enjeux de l’élevage dans un pays sahélien comme le Burkina Faso. Quelques chiffres. Disons que, globalement, le sous-secteur des productions animales et halieutiques est le deuxième secteur d’activité après l’agriculture. Ce qui fait du Burkina Faso, un pays à vocation pastorale et pour lequel l’élevage constitue l’un des secteurs les plus importants de l’économie, avec une contribution estimée à 18% au PIB et 26% aux recettes d’exportation. En 2017, les effectifs du cheptel au Burkina Faso étaient estimés à près de 9,7 millions de bovins, 10 millions d’ovins, 15 millions de caprins, plus de 2 millions de porcins, environ 46 millions de volailles et près de 26 000 tonnes de poissons produites.

Sayouba Traoré en compagnie de l’artiste musicien burkinabè Sana Bob.© RFI/Sayouba Traoré

Les activités d’élevage sont sources d’emplois directs et indirects pour près de 86% de la population rurale, tandis que la transformation des produits animaux et halieutiques sont sources de plusieurs milliers d’emplois pour les populations urbaines. C’est donc dire que l’élevage est un puissant levier de lutte contre la pauvreté en ce qu’il permet aux ménages, même les plus vulnérables, d’accéder à des ressources monétaires substantielles. Il y a tout simplement de la place pour tous en élevage, et l’animal est un portefeuille ambulant. C’est pour toutes ces raisons qu’il peut sembler étonnant pour l’observateur, que ce Salon de l’Elevage 2018 soit le premier du genre dans ce pays.

Pourquoi organiser un tel évènement ? Un Salon de l’Elevage, un événement qui a pour but de contribuer à la promotion de l’élevage et à la valorisation des produits animaux et halieutiques, à travers la création d’une plateforme de rencontres et d’échanges entre tous les acteurs de ce secteur stratégique. On comprend donc pour quelles finalités, plusieurs pays africains ont initié des salons pour la promotion de filières spécifiques. Ceux qui ont un lien avec l’élevage sont : le Nigeria avec trois salons, l’Afrique du Sud, l’Algérie, l’Angola, l’Ethiopie, le Kenya, l’Ouganda et la Tunisie  avec deux salons chacun, et enfin la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Maroc, le Sénégal et la Zambie avec un salon chacun. Au total, 22 évènements recensés dans ces 13 pays.

            RFI

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