Le Burkina se mobilise pour booster sa filière coton.


Hier, l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPCB), a convoqué la presse pour annoncer l'engagement de la filière à redonner au pays sa place de leader en matière de production cotonnière en Afrique et d'expliciter les mesures d’accompagnement prises par l’Etat et annoncées au fil des semaines.

 

Une filière inquiète car, comme il a été rappelé, la production en 2018/19 a baissé de 29%, à 434 717 tonnes (t) de coton graine, par rapport à la campagne précédente. Non seulement le Burkina Faso glisse dans les rangs des producteurs africains de coton, mais plus grave, cela suscite des baisses de revenus des cotonculteurs et des impayés au sein de la filière.

D'où la décision du gouvernement, début avril, d'accorder une subvention de FCFA, 13,621 milliards (€ 17 millions) pour subventionner les engrais et insecticides, tandis que l'Association interprofessionnelle du coton du Burkina (AICB) contribue à l’apurement des impayés internes de la campagne 2018/19 à raison de FCFA10 le kilo de coton graine, ce qui représente un total de FCFA 4,350 milliards. Le prix d’achat plancher du coton graine est porté à FCFA 265 le kilo de coton graine, grâce à soutien exceptionnel de l’Etat de FCFA 5 du kilo. De leur côté, les sociétés cotonnières allouent une subvention de FCFA 2,309 milliards pour réduire encore le prix de cession des insecticides de spécialité à FCFA 7 000, ce qui représente une baisse de FCFA 800 par dose à l’hectare.

Parallèlement, le Comité de haut niveau du suivi de la relance de la production cotonnière du Burkina Faso mis en place par le ministre du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat et qui le préside, a été chargé dans un premier temps de vérifier la qualité des semences de coton destinées à la campagne agricole 2019/20. Il a constitué un groupe d'experts qui a préconisé plusieurs mesures que le Comité de Haut niveau a adopté: toutes les semences de coton seront désormais traitées par les sociétés cotonnières, avant leur mise en place ; les sociétés cotonnières, à partir des tests de germination effectués, ne sont autorisées à mettre en place que les lots de semences dont les taux de germination sont supérieurs à 60% ; ce sont aussi les sociétés cotonnières qui achèteront les fongicides utilisés en cas de besoin. Enfin, il a été souligné l'importance de "mettre l’accent de façon permanente, sur la sensibilisation et le renforcement des capacités des producteurs, à travers des champs de démonstration qui seront implantés dans toutes les zones de production cotonnière du pays."

Rappelons que ce Comité de haut niveau est constitué de représentants de l’administration publique (Premier ministre, ministères du Commerce, de l’Agriculture, de l’Environnement, de la Recherche, des Finances) ainsi que des sociétés cotonnières, producteurs et filateurs.

 

 

 

commodafrica

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