Chargement...

Le beurre de Karité en Afrique de l’Ouest : Opportunité et enjeux d’exportation.

le karité est un arbre que l’on retrouve uniquement en Afrique ; plus précisément dans les savanes arborées de l’Afrique de l’Ouest. Il produit un fruit comestible composé de pulpe et d’une noix.


En Afrique de l'Ouest, dans la zone qui s'étend de la frontière sénégalo-guinéenne jusqu’en

Afrique Centrale à travers le Mali, le Nord de la Côte d'Ivoire, le Burkina Faso, le Nord de

Ghana, du Togo et du Bénin puis le Nigéria, pousse un arbre mythique appelé le

Karité.

le karité est un arbre que l’on retrouve uniquement en Afrique ; plus précisément dans les savanes

arborées de l’Afrique de l’Ouest. Il produit un fruit comestible composé de pulpe et d’une noix.

Le beurre de karité ou beurre végétal est une substance comestible extraite des fruits de karité.

Connu en botanique sous le nom de Butyrospermum Parkii, le karité ne pousse que dans le

climat sahélien avec une pluviométrie allant jusqu'à 1000 mm avec une longue période sèche.

Du latin butyro (beurre) et spermum (semence),le mot Parkii qui complète le nom botanique

vient du nom de l'explorateur Mungo Park qui découvrit l’arbre en explorant le Sénégal. Cet

arbre de 10 à 15 m présente un système radiculaire fortement pivotant permettant des cultures

associées.

Il faut attendre 15 à 30 ans pour qu'il donne ses premiers fruits. Le fruit comestible du karité

contient une amande. C'est de cette amande que l'on tire le beurre de karité. Le beurre de karité

est comestible. Le fruit est charnu et ressemble à un petit avocat avec une pulpe sucrée et

comestible. Il renferme le plus souvent une graine entourée d'une coque mince. Il mûrit en cinq

mois.

Les noix de karité récoltées entre mi-juin et mi-septembre sont débarrassées de la pulpe. On

obtient alors une noix dont on récupère l’amande. On la lave et la laisse sécher. Elle est ensuite

concassée, torréfiée, moulue jusqu’à obtenir une pâte épaisse qui, mélangée à de l’eau, sera

 

vigoureusement barattée. L’immersion dans l’eau bouillante va permettre de séparer le beurre

des autres composantes de l’amande, notamment les impuretés qui se déposent au fond du

récipient. Une fois retiré, le beurre flottant en surface est malaxé avant d’être cuit longuement

afin de permettre à l’eau de s’évaporer et aux impuretés de se déposer. L’huile (en fait le beurre

liquide) ainsi obtenue sera filtrée avant d’être conditionnée.

Ce travail long et intense est assuré par les femmes qui font du karité leur principale source de

revenu dans des régions comme le sud du Mali. Ce sont elles qui se lèvent tôt pour collecter les

noix de Karité ; elles les stockent pour ensuite s’activer à leur transformation en beurre.

Rédactreur(trice)

0 commentaires

Laisser un commentaire