Il prend en compte cette couche défavorisée de paysans qui n’ont pas accès aux financements classiques bancaires pour développer leurs activités

Le ministre de l’Agriculture, Moulaye Ahmed Boubacar, représentant le Premier ministre Dr Boubou Cissé a procédé, vendredi dernier à l’hôtel Sheraton, au lancement officiel des activités du Projet de financement inclusif des filières agricoles. C’était en présence du représentant Afrique de l’Ouest du Fonds international de développement agricole (FIDA), Benoit Thierry ainsi que des ambassadeurs du Canada et du Royaume du Danemark, respectivement Louis Verret et Marianne Kress. L’on y notait également la présence de Mme Safia Boly, ministre de la Promotion de l’investissement privé, des Petites et moyennes entreprises et de l’Entreprenariat national.
En donnant le coup d’envoi de ce projet, le ministre de l’Agriculture Moulaye Ahmed Boubacar et les partenaires (le FIDA, le Royaume du Danemark et le Canada), entendent accroître l’inclusion financière des petits producteurs et des PME agroalimentaires. Ces derniers pâtissent d’un accès difficile au financement. Les institutions financières les astreignent à des garanties qu’ils ne peuvent pas produire. Résultat ? Bon nombre d’entre eux se trouvent exclus du système financier. Le Projet inclusif veille à ce que cette partie de la population puisse avoir les instruments nécessaires à ses activités, a expliqué la ministre de la Promotion de l’investissement privé, des Petites et moyennes entreprises et de l’Entreprenariat national. Selon elle, le projet prend en charge l’un des objectifs les plus importants du président de la République, notamment la promotion d’une croissance économique inclusive. Dans cet aspect, a-t-elle développé, le Projet inclusif est transversal dans sa mise en œuvre. Il implique plusieurs départements comme l’Agriculture, l’Elevage et la Pêche, entre autres.
Pour le ministre de l’Agriculture, la transformation du secteur agricole et l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD), en particulier les ODD 1, 6 et 13 requièrent d’intervenir dans l’inclusion financière des ruraux, des PME agroalimentaires en les aidant à accéder aux ressources financières nécessaires à leur développement et à la modernisation du secteur. C’est ainsi, expliquera-t-il, que le gouvernement avec l’appui de ses partenaires a initié ce projet, dont l’objectif est d’accroitre l’inclusion financière des petits producteurs et des petites et moyennes industries agroalimentaires. D’un budget total de 58 milliards de Fcfa, la durée de mise en œuvre du Projet inclusif s’étale sur 6 ans. Il intervient dans cinq régions administratives dont Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et Mopti.
Ce projet dont l’un des impacts est la bancarisation de 440.000 petits producteurs (y compris les femmes et les jeunes) et 360 organisations professionnelles agricoles est, selon l’ambassadeur du Canada, une bonne façon de contribuer à la réduction de la pauvreté. Selon Louis Verret, le Projet inclusif met à l’échelle les acquis du Programme de micro finance rurale (PMR) financé par le FIDA et du Programme d’appui à la croissance économique et promotion de l’emploi stimulées par le secteur privé (PACEPEP) sur financement du Danemark. Il s’inscrit selon l’ambassadrice du Royaume du Danemark au Mali, Marianne Kress, dans le programme du secteur privé 2019-2022 de la coopération Mali-Danemark dont l’objectif est « de promouvoir la croissance économique inclusive et la création d’emplois et de favoriser l’insertion des jeunes et des femmes dans la vie économique ».
Quant à Benoit Thierry, il a rappelé la nécessité d’une meilleure mise en œuvre du projet eu égard à l’importance des ressources débloquées. Il a assuré notre pays du soutien du FIDA, en particulier en ce moment difficile de notre histoire contemporaine.

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