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Filière Mangue : Les mouches des fruits détruisent 50 à 80% de la production fruitière annuelle en Afrique occidentale


Au Sénégal comme partout en Afrique de l’Ouest « on doit accorder une meilleure prise en charge des problèmes générés par les insectes qui détruisent plus de la moitié de la production fruitière annuelle », souligne Le président du comité national de lutte contre les mouches des fruits au Sénégal, Cheikh Ngane et repris par nos confrères de APS.

L’impact négatif de ces insectes ravageurs sur les performances physiques, économiques commerciales et financières des filières "est très important", a indiqué M. Ngane, lundi, au cours d’un atelier régional de capitalisation des acquis et de clôture du projet de soutien au plan régional de lutte contre les mouches des fruits en Afrique de l’Ouest.

"En 2017, la zone de l’Afrique de l’Ouest a connu un record d’interceptions de mangue pour nos entreprises entrainant plusieurs milliers de tonnes de mangues chiffrées à des milliards de francs CFA’’, a-t-il déploré. 

Selon Cheikh Ngane, le Sénégal "a été moins touché" comparé aux autres pays mais les pertes étaient tout aussi importantes.

Les exportations sénégalaises de mangues ont démarré en 1999 avec seulement 350 tonnes, mais depuis 2014, signale-t-il, la mangue est devenue le premier produit horticole exporté par le Sénégal avec un total de 22 000 tonnes commercialisées à l’étranger en 2018. 

Aussi, compte tenu de l’importance grandissante de cette filière, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a mis en place en 2015, un projet de soutien dont les réalisations ont impacté la filière mangue dans les pays bénéficiaires, a-t-il indiqué. 

"Parmi ces acquis, on peut noter la réduction à 57% des interceptions des mangues aux frontières de l’Europe et l’augmentation de 40% des exportations de mangues de l’espace CEDEAO vers l’Europe", a renseigné Cheikh Ngane.

Il fait observer que la mangue est produite dans la plupart des Etats de l’Afrique de l’Ouest, dans un périmètre de "540 000 kilomètres carrés qui s’étend du Sénégal jusqu’à l’est du Nigéria pour une production d’environ 1, 5 millions de tonnes, soit 4% de la production mondiale avec des pertes post-récoltes atteignant presque 50%".

"Chaque année, a-t-il poursuivi, 100 mille tonnes de mangues fraiches sont destinées à l’exportation, là où 50 mille sont transformées". 

"La mangue représente depuis plusieurs années, une chaine de valeur porteuse et fait ainsi l’objet d’un intérêt particulier de la part des gouvernements et partenaires ayant initié plusieurs programmes en ce sens", a-t-il relevé. 

A cet égard, la CEDEAO s’est inscrite selon lui dans une perspective de gestion globale de la protection des végétaux contre les ravageurs tels que les mouches des fruits avec comme objectif de réduire les interceptions à l’exportation mais aussi améliorer les revenus des producteurs, entre autres objectifs.

 

Makhtar Gueye

Rédactreur(trice)

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