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L’annonce a été faite par le Conseiller technique du ministre de l’Elevage et des Productions animales, Khadim Guèye. C’était lors de la cérémonie d’ouverture d’un atelier de formation et de sensibilisation des vétérinaires praticiens et para-vétérinaires sur la résistance aux antimicrobiens (Ram).

« L’utilisation d’antibiotiques dans l’élevage, pour ce qui est contrôlé, est passée de 11 435 kg en 2015 à 14 547 kg en 2017, soit une hausse de près de 3 112 kg. Cette évolution croissante d’agents antimicrobiens nécessite une prise de conscience quant à leur utilisation prudente, responsable et rationnelle afin d’éviter le développement de bactéries multi-résistantes », a-t-il déclaré.

L’inquiétude par rapport à cette hausse réside dans le fait que ces produits peuvent avoir des impacts sur la santé du consommateur. En effet, lorsqu’on administre ces antibiotiques à l’animal, il faut attendre au moins un mois avant d’abattre la bête. Le temps que l’antibiotique disparaisse totalement de la chair de l’animal. Mais force est de constater que cela n’est pas respecté.

« Nous constatons aujourd’hui, dans les laboratoires, beaucoup de résistance par rapport à des microbes. Ces derniers sont de jour en jour plus résistants. Ce qui réduit la possibilité de traitement pour les populations. Si rien n’est fait par rapport à la prescription, les études ont démontré que d’ici 2025, il y aura 700 000 décès en Afrique et 25 millions à travers le monde », a affirmé  Mouhamadou Sow, président de l’Inter-ordre des professionnels de la santé du Sénégal.

  Seneplus

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