Il y a quatre ans, Maria Zaloumis a quitté son travail d'infirmière en Australie pour se précipiter au chevet de son père, malade, dans sa Zambie natale.

Elle est devenue aujourd'hui la principale productrice de tomates de son pays.

Installée depuis douze ans sur l'île-continent du Pacifique, la jeune femme, 34 ans aujourd'hui, n'a pas hésité longtemps à renoncer à son poste lorsqu'elle a appris en 2015 que son père, avocat, souffrait d'amnésie et de démence.

Une fois dans sa Zambie natale, cette femme spécialisée en cardiologie, a eu du mal à trouver un emploi, les hôpitaux locaux la trouvant trop qualifiée.

Après six mois au chômage, elle a décidé de reprendre une partie de la ferme familiale (alors Mariangale Farms) et en a fait une entité commerciale.

Peu de temps après, elle a décroché des contrats pour approvisionner le Food Lovers Market et Choppies.

Elle a commencé avec seulement un demi-hectare de tomates et maintenant elle a treize hectares.

Une culture de tomates sous serre.Copyright de l’imagMARIA ZALOUMIS
Image captionUne culture de tomates sous serre
Aujourd'hui, elle ne regrette pas cette reconversion professionnelle forcée.

"C'est une vie très active", se félicite-t-elle.

"Je n'ai plus beaucoup de temps pour autre chose mais l'agriculture est devenue ma passion, quelque chose que j'aime tant faire que je ne le considère plus comme un travail".

Depuis sa ferme installée à 25 km au nord de la capitale zambienne Lusaka, la jeune femme produit chaque mois une moyenne de 72 tonnes de tomates qu'elle écoule partout.

"Notre marché est très étendu, des gens viennent jusque d'autres provinces pour acheter chez nous".

Sa notoriété grandissante dans le pays lui a valu même valu un surnom: "la fermière Z".

Dans un pays rongé par les difficultés économiques, Maria Zaloumis conçoit son activité comme une mission de service public.

Sa ferme emploie désormais 70 salariés.

Maria Zaloumis au milieu des ministres de l'Agriculture du Cameroun et du Bénin.

"J'aime aider les moins bien lotis, ceux qui n'ont pas pu aller à l'école pour apprendre un métier, contribuer à réduire la pauvreté et à offrir un avenir meilleur aux autres".

Par la BBC

Commentaires : 1

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    Mamadou diop

    Magnifique expérience. Actuellement je suis en Espagne où je travaille comme ouvrier agricole mais tout mon souhait est de rentrer dams mon Senegal NATAL pour travailler la terre.

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