Le phénomène de l’accaparement des terres touche particulièrement les grands centres urbains et les grands pôles agricoles du pays, a soutenu le coordonnateur des Programmes d’Enda Pronat, El Hadj Faye.

’’Parmi les zones les plus touchées par l’accaparement des terres il y a la vallée du fleuve Sénégal, la zone des Niayes, la zone sylvopastorale mais aussi autour des grands centres urbains comme la zone de Saly ou encore sur le littoral Dakar-Mbour’’, a-t-il dit.


Il s’entretenait, lundi, avec des journalistes en marge d’un atelier de formation des conseillers municipaux de la commune de Ndiob sur les enjeux du foncier et de la sécurisation foncière. 


’’La ruée vers l’accaparement des terres est le fait des multinationales, avec la complicité de nos dirigeants et des intermédiaires’’, a-t-il déploré.

Au niveau local, ’’on a des privés et de gros bonnets qui viennent prendre les terres des paysans’’, a-t-il ajouté, soulignant que l’Afrique est le seul continent qui dispose encore de 60% de terres cultivables.


Le phénomène, a-t-il soutenu, ’’est vraiment inquiétant et a touché plusieurs milliers d’hectares ces dernières’’.


Dans ce contexte, ’’il est nécessaire qu’on s’organise mieux, gérer mieux nos ressources mais surtout prévenir les conflits liés à l’absence de ressources’’, a préconisé le coordonnateur d’Enda Pronat. 


L’État, salue-t-il, ’’est en train de faire des efforts dans le sens d’une autonomisation des paysans’’.

Mais, note-t-il, tant que les paysans resteront dans la pauvreté, la misère, ils restent très vulnérables et seront tentés de vendre leurs terres. 

 

 

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