Chargement...

L’agriculture sénégalaise, au sens large, a été moins performante en 2019 tant au niveau de la production céréalière que des cultures de rente. En revanche, les sous-secteurs de la pêche et de l’élevage sont en progression. Quant à l’industrie, l’évolution est différenciée.


L’agriculture sénégalaise, au sens large, a été moins performante en 2019 tant au niveau de la production céréalière que des cultures de rente. En revanche, les sous-secteurs de la pêche et de l’élevage sont en progression. Quant à l’industrie, l’évolution est différenciée. Au niveau du commerce extérieur, la balance des produits alimentaires est toujours déficitaire mais le déficit s’est réduit avec des exportations en nette progression.

Chute de la production céréalière et de la plupart des cultures de rente

Ce ne sont encore que résultats provisoires mais globalement l’orientation est à la baisse à l’exception de l’horticulture, d’après la note de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE). Avec des conditions météorologiques défavorables mais aussi des baisses de superficies, la production céréalière recule de 4,2% à 2,768 millions de tonnes (Mt). Les productions de riz, mil et sorgho diminuent tandis que celles de maïs et de fonio progressent (+9,3%, +6,3%) sous l’effet d’un accroissement des superficies. L’horticulture tire son épingle du jeu avec une croissance de 13,4% à 1, 769 Mt sous l’impulsion essentiellement des légumes (+15%).

En revanche, les cultures de rente marquent le pas, à l’exception du sésame qui progresse de 31% à 24 304 tonnes. La production d’arachide fléchit de 5,4% à 1,421 Mt avec une baisse des superficies cultivées, celle de coton de 8% à 15 121 tonnes en 2018/19 et celle de sucre de 7,5% à 135 075 tonnes.

Evolution contrastée au niveau industriel

Au niveau industriel, la fabrication de produits agro-alimentaire augmente de 11% en 2019, soit la plus forte hausse du secteur secondaire à l’exception de la fabrication de savons, détergents et produits entretien. Toutefois les évolutions sont contrastées.

Au niveau des corps gras alimentaire, la reprise se confirme en 2019, essentiellement portée par la trituration (+42,3%) et le raffinage (+109,6%). Des résultats obtenus par l’accord signé en avril 2018 entre les différents acteurs de la filière favorisant la commercialisation de l’huile d’arachide raffinée, souligne la DPEE. De plus, les stocks de graine ont permis d’amoindrir les effets de la baisse de plus de la moitié de la collecte d’arachide. Néanmoins, cette conjoncture favorable ne devrait pas se reproduire pour la campagne en cours, les huileries locales manquant cruellement d’arachides

Lire aussi: Transition agro-écologique la DYTAES  trace l'avenir agricole du Sénégal

 

 

L'activité meunière se porte bien avec en hausse de 15,6% en 2019 portée par la farine de blé́ (+44,5%) et l’aliment de bétail (+34%).  En revanche, la fabrication de sucre, confiserie et chocolaterie s’est repliée de 7%, essentiellement en raison de la chute de la production de sucre.

Passez vos annonces gratuitement sur Senagriculture

Quant à l’industrie du cuir, elle progresse de 3,4% en 2019 mais elle a reculé de 46% au quatrième trimestre en raison de la baisse de la demande chinoise suite à la guerre commerciale sino-américaine. Et le coronavirus n’augure rien de bon pour 2020.

Pêche et élevage progressent

Le secteur de la pêche, artisanal et industriel, a progressé de 12% en 2019. Le dynamisme des débarquements des régions de Saint-Louis consécutif aux accords de pêche avec la Mauritanie et l’accroissement des captures à Dakar grâce à une relance de l’activité au quai de pêche de Thiaroye ont permis une croissance de 12,4% de la pêche artisanale. La pêche industrielle progresse de 11,1% avec l’augmentation des entrées de bateaux au port de Dakar. Quant au secteur de l’élevage, il s’améliore de 6,4%.

Hausse de 20% des exportations de produits alimentaires

Enfin, au niveau du commerce extérieur, dont le déficit s’est aggravé en 2019, si les exportations de produits alimentaires ont progressé plus vite que les importations, la branche est encore en déficit. En effet, les exportations de produits alimentaires ont grimpé de 20,6% en 2019 à FCFA 621 milliards avec une très forte hausse des produits arachidiers (+127%) suite à l’accord conclu avec la Chine. Du côté des importations, elles s’élèvent à FCFA 652,4 milliards, en hausse de 7,7%.

Exportations et importations de produits alimentaires(En million de FCFA) 

 

 

 

 

Rédactreur(trice)

0 commentaires

Laisser un commentaire