Autosuffisance en riz, commercialisation arachidière : Les éclairages du ministre de l’Agriculture


Le ministre de l’Agriculture a fait face aux députés, pour défendre le budget de son département, ce mardi. Face à eux, il a abordé plusieurs sujets dont la campagne agricole et la question de l’autosuffisance. 

Les exportations chinoises

«C’est grâce au gouvernement de Macky Sall qu’on exporte nos arachides en Chine. On a trainé ici pendant des années avec nos bons impayés. On ne savait que faire avec notre arachide. Le président Macky Sall a fait qu’en 2014, on a obtenu un agrément pour qu’on puisse exporter nos graines vers la Chine. Et l’agrément a été reconduit jusqu’en 2024. Donc, on ne peut pas dire qu’on est contre la venue des Chinois.»

Campagne de commercialisation

«Ce qui est important dans la compagne, c’est que le producteur doit être content. Et, pour le moment, il l’est parce qu’il peut vendre à un bon prix. Le deuxième point, c’est qu’il faut que l’activité continue. Et pour qu’elle continue, il faut des semences. Hier, nous avons réuni tous les opérateurs semenciers pour les sensibiliser. Donc, avec l’ensemble des acteurs, nous allons travailler pour préserver le capital semencier, car la culture de l’arachide doit continuer.»

L’objectif de 150 000 tonnes

«Si on règle ce problème, il faudrait qu’on puisse faire de l’huile d’arachide au Sénégal. La Sonacos, nous avons pris toutes les dispositions pour qu’elle achète les graines d’arachide. Les estimations sont de 150 000 tonnes et nous pouvons actuellement dire que la Sonacos doit pouvoir disposer de 30 milliards pour acheter des graines d’arachide. Elle fait tout ce qu’il faut, en termes de dispositif technique, de mobilisation de ses hommes pour qu’on puisse atteindre cet objectif de 150 000 tonnes

Réglementation de la commercialisation

"La campagne de commercialisation de l’arachide devrait se passer normalement avec des producteurs contents, un capital semencier préservé et une Sonacos qui va pouvoir reprendre son activité et progresser. Mais il faut une réglementation. Avec l'agrément que nous avons avec la Chine, ils demandent un certain nombre de dispositions. J'ai signé des circulaires avec ma collègue du Commerce pour réglementer tout cela, pour que tous les acteurs s'y retrouvent."

L'autosuffisance en riz

«L’autosuffisance, ce n’est pas seulement numérique. L’autosuffisance veut dire que si vous voulez manger du riz sénégalais, ce que vous pouvez en trouver. Si c'est le cas tout le temps, donc on est autosuffisant. On est presque autosuffisants en oignon. Et pourtant, on ne bloque pas les frontières, on continue d'importer des oignons. Donc, même si on produit 2 millions de tonnes, si on ne ferme pas les frontières contre l'importation, les gens vont importer du riz et il sera en compétition avec notre riz et chacun choisira le riz qu’il voudra. Donc, il n'y a aucune corrélation entre la progression de la production et le fait que l'importation soit maintenue à ce niveau

Les statistiques

«On est à 1 200 000 tonnes. L'objectif est de 1 600 000 tonnes, mais c'est un chiffre qui varie parce que notre population augmente. Mais en faisant des bonds, dans un délai raisonnable, on pourrait atteindre l’autosuffisance. L'important, ce n'est pas de l'atteindre, mais de maintenir le cap, le faire de façon durable et ne pas essayer d'atteindre un chiffre juste pour des raisons politiques

Relance de la filière cotonnière

«La filière cotonnière, il faut le reconnaître, alors que l'agriculture sénégalaise est en train d’être le moteur de la croissance et de l’émergence, le coton, curieusement, baisse. C'est pour cela que le président nous a instruits de réfléchir sur la restructuration et la relance de la Sodefitex. Nous y travaillons. Et nous pensons que la Sodefitex sera relancée, la production de côté relancée pour le grand bonheur des Sénégalais

 

 

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