L’initiative pour l’adaptation de l’agriculture Africaine (Initiative AAA) a pour ambition de réduire la vulnérabilité de l’agriculture africaine face aux changements climatiques. 

Elle se distingue par une démarche pragmatique orientée vers  la promotion de projets à fort potentiel au bénéfice des peuples africains et le financement de projets prioritaires de nature à lutter contre les impacts des changements climatiques sur l’agriculture en Afrique tout en assurant la sécurité alimentaire de tous les africains.

Lancée et portée par le Maroc durant la COP22 qui s’est tenue à Marrakech du 7 au 18 novembre 2016, l’Initiative AAA a été saluée par le Sommet Africain de l’Action qui s’est tenu le 16 novembre 2016, en marge de la COP 22 sous la présidence de Sa Majesté le Roi du Maroc Mohammed VI, qui promeut une initiative africaine, et qui a rappelé à cette occasion que :

« Sensible à la vulnérabilité du secteur agricole, et conscient de son importance vitale, le Maroc se mobilise pour la réalisation de l’initiative « Adaptation de l’Agriculture Africaine » ou « Triple A ». Ce dispositif innovant favorise l’adoption et le financement de solutions, destinées à la productivité et à la sécurité alimentaire ».

Sa Majesté le Roi Mohammed VI a également affirmé devant le 28ème Sommet de l’Union Africaine (UA) à Addis-Abeba (Ethiopie) le 31 janvier 2017, ce qui suit :

« Nous le savons : ce ne sont ni le gaz, ni le pétrole qui satisferont les besoins alimentaires de base ! Or, le grand défi de l’Afrique n’est-il pas sa sécurité alimentaire ?

C’est le sens de l’Initiative pour l’Adaptation de l’Agriculture Africaine au changement climatique, dite “Initiative Triple A”, que nous avons promue lors de la COP22. Elle constitue une réponse innovante et extrêmement concrète aux défis communs posés par les changements climatiques.

Dès son lancement, elle a d’ailleurs aussitôt été adoubée par une trentaine de pays.

“L’Initiative Triple A”, vise à lever un financement plus important au profit de l’Adaptation de la petite Agriculture Africaine; elle accompagnera également la structuration et l’accélération de projets agricoles, en s’appuyant sur quatre programmes:

  • la gestion rationalisée des sols ;
  • la maîtrise durable de l’eau agricole ;
  • la gestion des risques climatiques ; et
  • le financement solidaire des petits porteurs de projets.

Cette initiative a d’ailleurs été l’un des axes forts du Sommet Africain de l’Action, que j’ai eu le privilège de présider à Marrakech, en novembre dernier ».

La Fondation AAA a pour but d’œuvrer en vue de réduire la vulnérabilité de l’agriculture africaine face aux changements climatiques.

Dans ce cadre, elle aura pour mission de : 

– Défendre la cause de l’agriculture africaine et, particulièrement, celle de l’adaptation de l’agriculture africaine aux changements climatiques ;

  • constituer une force de proposition auprès des pouvoirs publics africains en vue d’inscrire, de manière prioritaire, des projets relatifs à l’adaptation de l’agriculture africaine aux changements  climatiques, dans leurs politiques publiques ;
  • promouvoir le débat et l’échange d’idées concernant la question de l’adaptation de l’agriculture africaine aux changements climatiques, 
  • fournir des services d’assistance, de conseil, d’expertise, d’évaluation, d’audit et d’inspection en rapport avec l’adaptation de l’agriculture africaine aux changements  climatiques et toutes les questions stratégiques qui y sont liées ;
  • contribuer, dans le cadre de l’assistance technique, au partage de bonnes pratiques et au transfert de technologie, de compétences et de savoirs dans le domaine de l’adaptation de l’agriculture africaine aux changements climatiques ;
  • faciliter l’accès des porteurs de projets d’adaptation de l’agriculture africaine aux changements climatiques aux investisseurs, partenaires au développement, donateurs ou bailleurs de fonds ;
  • accompagner les porteurs de projets dans le cadre du montage et de la soumission de leurs projets aux investisseurs et bailleurs de fonds ;
  • favoriser la coopération bilatérale, régionale et internationale entre les instances africaines;

favoriser l’émergence de coalitions et de partenariats stratégiques (avec les Etats, organisations non-gouvernementales, acteurs privés, fonds, etc.)  

 

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